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Le rapport du CNOF, la source que personne ne lit

Par Grégory Schmitt, thanatopracteur diplômé. Informations vérifiées le 12 août 2026, revue annuelle. Destiné aux professionnels du funéraire.

Une institution que presque personne ne lit

Le Conseil national des opérations funéraires, créé par l'article 7 de la loi du 8 janvier 1993, est l'instance consultative du secteur, placée auprès du ministre de l'intérieur. Tous les deux ans, il rend public un rapport sur ses activités, sur le niveau et l'évolution des tarifs des professionnels et sur les conditions de fonctionnement du secteur funéraire.

Le dernier rapport, couvrant 2023 et 2024, a été adopté en séance plénière le 26 novembre 2025 et publié sur le site collectivites-locales.gouv.fr. Il est gratuit, officiel, et presque jamais cité. C'est pourtant la photographie la plus complète du secteur qui existe.

Ce qu'on y trouve

Le suivi des prix du secteur. Le rapport compare, année par année depuis 2006, la hausse de l'indice des prix des services funéraires à celle de l'indice des prix d'ensemble hors tabac. Pour un dirigeant, c'est le seul référentiel officiel permettant de situer sa politique tarifaire dans la tendance nationale.

Le contrôle des habilitations. Le rapport documente les cessations, retraits et suspensions d'habilitation. Sur la période 2023-2024, 90 % des suspensions ont été motivées par le non-respect des dispositions du code applicables aux régies, entreprises et associations habilitées, et 10 % par une atteinte à l'ordre public ou un danger pour la salubrité publique. Autrement dit : le contrôle porte massivement sur la conformité réglementaire du quotidien.

Le bilan des réformes. La période couverte inclut l'allongement des délais légaux d'inhumation et de crémation, les nouvelles dérogations individuelles et départementales, la réécriture du régime des autorisations de transport de corps, et des ajustements matériels comme la plaque du cercueil ou les scellés. Le rapport suit aussi l'activité internationale du secteur, notamment les laissez-passer mortuaires et les autorisations de transport hors du territoire.

Ce qu'un dirigeant de pompes funèbres peut en tirer

D'abord un étalonnage : situer ses pratiques et ses prix par rapport à une source neutre, plutôt que par rapport aux impressions du marché local. Ensuite un signal : la structure des sanctions montre que la conformité au code, habilitations à jour, opérations déclarées, obligations documentaires, est le premier terrain de contrôle. Cela vaut pour l'entreprise elle-même comme pour ses sous-traitants.

C'est exactement la logique de SFE : un praticien diplômé, un opérateur habilité, des interventions déclarées et tracées. La conformité n'est pas une contrainte administrative, c'est ce qui protège l'entreprise cliente en cas de contrôle.

Où le consulter

Le rapport 2023-2024 est téléchargeable librement sur le site collectivites-locales.gouv.fr, rubrique Conseil national des opérations funéraires. La lecture complète prend une soirée ; les sections sur les prix et les habilitations se lisent en quelques minutes.

À lire aussi : Le cadre du soin · La réalité du métier.

· Sources et références

  • Loi n° 93-23 du 8 janvier 1993, article 7 : création et missions du Conseil national des opérations funéraires.
  • Rapport du Conseil national des opérations funéraires 2023-2024, adopté en séance plénière le 26 novembre 2025, publié sur collectivites-locales.gouv.fr (chiffres de suspension d'habilitation et thèmes cités d'après le rapport).
  • Décret n° 2024-790 du 10 juillet 2024 : délais d'inhumation et de crémation, réformes couvertes par le rapport.

Informations vérifiées le 12 août 2026. La réglementation évolue : pour toute situation concrète, les textes en vigueur et les autorités compétentes font foi.

Un point de conformité à vérifier sur vos prestations de soins ? Les prestations d'hygiène funéraire de SFE, ou directement : 06 44 27 85 22, contact@serfunest.fr. Devis sur demande.